Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)
--> --> --> -->

( Sens interdit )

-
"Sometimes I think the surest sign that intelligent life exists elsewhere in the universe is that none of it has tried to contact us."
-- Bill Watterson
"There's never enough time to do all the nothing you want."
-- idem
 Not in the mood

Y'avait cette personne de sexe féminin qui tentait un genre de flirt l'autre jour (ouais arrêtez de ricaner, ça peut aussi m'arriver, une fois tous les dix ans en moyenne), peut-être désespérée à la perspective d'un 14 février célibataire, et j'étais là à la regarder comme une créature d'un autre monde avec qui toute communication intelligible serait impossible.

J'ai plus de boulot que je ne peux en assumer, une proche connaissance est menacée de perdre son job parce que prise en grippe par sa direction qui lui reproche des trucs totalement injustes, une autre qui se bat contre une "longue maladie" sans vraiment de perspective d'en sortir victorieuse, je navigue entre stress, pulsions homicides et abattement moral, et à des années lumières de toute idée de romance ou même de quelconques idées libidineuses. J'ai juste la rage.

Est-elle aveugle, celle qui me fait des sourires? Ne voit-elle pas que tout n'est que haine et désolation à l'intérieur? Je suis là mais je suis ailleuers. Je ne la vois ni ne l'entends vraiment. Elle est comme une silhouette derrière une paroi de verre dépoli, qui tente de me communiquer quelques chose que je ne peux pas comprendre. Peine perdue.

Publié par Absurdus le Mercredi 14 Février 2018
Suite... et 0 commentaire(s)

 Yet another goodbye

Publié par Absurdus le Mardi 16 Janvier 2018
Suite... et 0 commentaire(s)

 Bons plans

Publié par Absurdus le Dimanche 31 Décembre 2017
Suite... et 0 commentaire(s)

 Excuses

 
Je crois que je dois des excuses. Aux femmes. A toutes les femmes. Entre 7 et 77 ans. Ou entre 8 et 88 ans. J’en sais rien, je ne sais pas quand ça commence, ni quand ça finit, puisque je ne suis pas une femme. Et je vous présente mes excuses. D’être un homme. Au nom de tous ceux qui vous ont manqué de respect. "Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font", disait machin, mais il y a quand même des limites.

Et excusez-moi surtout pour ma naïveté. Non, parce que franchement, sincèrement, je ne savais pas. Vous me direz peut-être, arrête de faire l’innocent, sur quelle planète tu vis, comment est-ce possible? J’en sais rien, peut-être est-ce parce que je vis en retrait, à l’écart, que je travaille avec une petite équipe où les gens se respectent mutuellement, que je ne sors quasiment pas, n’ai pas d’amis, donc peu d’occasions de me rendre compte de la « réalité » des contacts humains… EN tous cas je n’avais aucune idée de ce que peuvent subir et endurer beaucoup de femmes.

Ce qui m’a « réveillé », c’est que j’étais l’autre jour chez ma dentiste, elle avait un peu de retard, donc je me suis assis dans la salle d’attente et comme la plupart des gens j’ai attrapé le premier magazine qui traînait par là, un exemplaire de l’Illustré, hebdomadaire grand public qui traite de divers sujets d’actualité mais surtout des « people » locaux et que je ne regarde en principe jamais, par manque d’intérêt. Mais après l’affaire Weinstein et à ses suites, ils ont eu la bonne idée d’utiliser leur carnet d’adresses localement bien fourni et de contacter une quarantaine de personnalités féminines plus ou moins connues de Suisse romande (journalistes, comédiennes, musiciennes, politiciennes, sportives, etc.) pour leur demander si elles avaient déjà été victimes de harcèlement sexuel. Eh bien en lisant ces témoignages je me suis pris une baffe monumentale. Tu vois ces personnes toutes brillantes dans leur domaine, qui ont du succès, sont connues à leur échelle, et quelque part tu admires cette réussite et ce que ça demande de travail et parfois de sacrifices, et puis tu vois ce par quoi certaines sont passées, ce qu’elles ont subi, ce qu’elles subissent parfois encore…

C’est sidérant. Immonde. Que ce soit de la part de personnes en position de pouvoir ou d’autorité, ou sur les réseaux sociaux, ou dans la vie de tous les jours… Et parfois déjà pratiquement en début d’adolescence, de la part d’hommes adultes.

Franchement je n’ai jamais été particulièrement fier d’être un homme, vous savez, la masculinité triomphante et toutes ces conneries, mais là, assis tout seul dans cette salle d’attente, j’ai ressenti une telle honte que j’en avais des sueurs froides qui me dégoulinaient sous les bras et dans le dos. Honte des comportements d’une partie de mes « semblables », mais encore plus honte d’avoir eu jusqu’ici une idée complètement déformée de ce que peuvent vivre les femmes quotidiennement. Je sais pas, en forçant un peu le trait je crois que je devais imaginer que vous vivez toutes dans un monde rose bonbon, innocentes et pures, ignorantes de la sordidité qui peut habiter le mâle humain. Et tout à coup je réalise que l’innocent et le naïf, c’est moi, et que la plupart des femmes (des jeunes filles) apprennent souvent bien trop tôt à devoir faire face à des comportements dégueulasses et à un irrespect inouï.

Alors voilà, femmes, jeunes filles, de partout et de tous âges, je vous admire de parvenir à vivre et à grandir et à vous respecter malgré ça, et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne le feront pas.

(Et le prochain que je vois vous manquer de respect, je lui colle mon ponig dans la gueule, pour tous ceux que je n’aurai pas vus ou entendus.)

Sur ce, joyeux Noël et bonne année à toutes.

Et que les hommes aillent se faire foutre.

Publié par Absurdus le Vendredi 22 Décembre 2017
Suite... et 0 commentaire(s)

précédent >>  
Écrire à l'Abs'