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Samedi (25/12/10)
Tremblement de terre à L'Aquila (29) : Le sapin de Noël de Miss Kappa

Ecrit par ImpasseSud, a 10:36 dans la rubrique "Actualité".
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Dimanche (19/12/10)
Potok Chaïm, « Je m’appelle Asher Lev » (1972)

Nous sommes au début des années 50. Asher Lev, un tout petit garçon de la communauté juive hassidique de Brooklyn, a une extraordinaire aptitude pour le dessin. Dans ses mains et déjà dès l’âge de quatre ans, tout devient dessins, images, couleurs : les meubles et les objets de l’appartement dans lequel il habite, sa rue, les gens de son quartier, sa mère, son père, les scènes de leur vie commune. Mais dans une culture comme la sienne, traditionnellement hostile à la représentation figurative, la vocation d’Asher est destinée à créer de durs conflits entre ce don impérieux beaucoup plus fort que lui et l’amour qu’il éprouve pour les siens. « Je déteste ça, c’est perdre son temps. Ça vient du sitra ashra(1). Comme Staline. » (p.61), lui rappelle continuellement son père qui travaille et voyage pour le grand Rèbbe, le chef de la communauté, afin de ramener les juifs à la Torah aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, où il faut casser l’isolement causé par la Shoa et les pogroms et persécutions dans les pays de l’Est.

Ecrit par ImpasseSud, a 14:40 dans la rubrique "J'ai lu".
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Mercredi (15/12/10)
Italie 2010 : aujourd’hui comme hier, un horizon tout noir.

CONFIANCE - CENSURETous ceux qui suivent la politique italienne étaient au courant de l’importance de ce 14 décembre, date à laquelle, après des mois de crise au sein de son propre parti, le Popolo della Libertàla motion de « censure » contre Berlusconi devait être approuvée ou rejetée par le Parlement. Après des semaines les plus ignobles qui soient, au vitriol médiatique le plus vil et le plus dévastateur, aux chantages et aux pressions de toutes sortes, où on a même été jusqu’à spéculer sur la date d’accouchement de trois députées enceintes proches du terme, le « caïman » s’en est sorti une fois de plus, grâce à deux députéEs dissidentes qui ont tourné leur veste au dernier moment. Va savoir sous quelle soudaine impulsion ! Mais à quoi fallait-il s’attendre dans une étrange démocratie où les parlementaires ne sont plus élus par le peuple, mais nommés par les partis, donc contraints à obéir pour garder la place qui leur donne accès aux privilèges ? A quoi fallait-il s’attendre dans un pays où la corruption sous toutes ses formes est une pratique ancrée à tous les niveaux, ce qui fait que chaque vote, chaque adhésion a son prix ?

Ecrit par ImpasseSud, a 21:59 dans la rubrique "Actualité".
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Mardi (07/12/10)
Italie 2010, ceux qui résistent (6) : Mario Monicelli était l’un d’eux

Mario Monicelli, le dernier des très grands cinéastes italiens s'est suicidé le 29 novembre dernier. A quelques exceptions près(1), ses films ne m'ont jamais beaucoup plu. Le sourire trop amer, vite insupportable, de la comédie humaine à l’italienne de celui qu’on appelait parfois le Balzac du cinéma, cette société d’un conformisme immuable vu à la loupe que rien ne réussit jamais à ébranler, comment cela peut-il faire rire indéfiniment ? Lui-même s’étonnait de son succès, y voyait un malentendu : « J’ai presque toujours décrit des personnages monstrueux. A l’étranger, on n’en revient pas que les Italiens les trouvent aussi sympathiques. » Par contre et bien qu'il soit misogyne(2), de la sympathie, moi j'en éprouvais pour l’homme qu’il était, tout le contraire du monde qu’il dépeignait.

Ecrit par ImpasseSud, a 19:39 dans la rubrique "Actualité".
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Jeudi (25/11/10)
Italie 2010, ceux qui résistent (5) : ... contre l’inculture du gouvernement en place

Un Ministre des finances, Giulio Tremonti, qui, pour justifier ses coupes budgetaires aux biens culturels, s’écrie : « La culture ne se mange pas. », « Faites-vous donc un beau sandwich avec la Divine Comédie ». Propos qu’il aurait démentis par la suite, mais peut-on nier ce que le pays tout entier a entendu de sa bouche ? Un Ministre des biens culturels, Sandro Bondi, qui met à la tête de la gestion des musées l’ex administrateur délégué de McDonalds Italia, lui conseille de s’adresser au grand archéologue Amedeo Maiuri pour l’inviter à collaborer avec le Ministère sans savoir que celui-ci est mort en 1963 ; refuse d’aller au Festival de Cannes à cause de la sélection d’un film – Draquila - qui, sans qu’il l’ait vu ne lui a pas plu (sic) ; menace de s’occuper personnellement du jury du dernier Festival de Venise parce que Quentin Tarantino est un représentant de la culture relativiste ; traite les acteurs qui protestent contre les coupes de « communistes serfs et mendiants ! » (1) . Faut-il en rajouter ? Ici, il ne s’agit plus seulement de l'abandon des vestiges de Pompéi. Ici, l’inculture qui gouverne l’Italie va jusqu'à bafouer, piétiner la substance même, qui, depuis plus de deux mille ans, modèle sa civilisation. En réponse à tout cela, ce 22 novembre, tous les théâtres sont restés fermés, du nord au sud du pays, en grève pour protester contre les coupures de fonds au monde du spectacle (2) sans lesquels celui-ci ne peut pas survivre. Toujours en réponse à cela, voici, parmi les cris qui se sont élevés de toute part, les avis de deux hommes de culture éminents :

Ecrit par ImpasseSud, a 19:11 dans la rubrique "Actualité".
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Samedi (20/11/10)
Italie 2010, ceux qui résistent (4) : ... à la clique qui se sucre tandis que l’antique Pompéi s’écroule

Pompéi, la Maison des Gladiateurs s'est ecroulée, 7-11-2010L’’Italie a l’un des plus grands patrimoines de biens culturels au monde, et ce 7 novembre, le monde entier s’est ému en apprenant l’écroulement de la Schola Armaturarum Iuventutis Pompeianae, la fameuse Maison des gladiateurs de l’antique cité romaine de Pompéi. «  Fallait-il aussi sacrifier les Gladiateurs de Pompéi pour hurler à l’Italie et au monde le drame de la débâcle des biens culturels italiens depuis des décennies ? Il semble que oui, vu que le vacarme des récents écroulements dans la Domus Aurea de Néron et au sein même du Colisée n’ont pas été suffisants ! », s’est écriée Ilaria Borletti Buitoni, la présidente du FAI (Fondo Ambiente Italiano). La goutte d'eau qui a fait déborder le vase de l'indignation italienne déjà plein après ces deux écroulements, en mars et mai 2010. « Pompéi s’effondre, symbole d’une Italie en état de catastrophe culturelle », titrait Philippe Ridet dans Le Monde de vendredi dernier. On ne pouvait pas trouver meilleur titre !... bien que l’article, trop complaisant, témoigne une fois de plus qu'il ne comprend pas grand chose à l'Italie d'aujourd'hui. L’Etat dit ne pas avoir d’argent pour la manutention et la restauration de son patrimoine, mais, dans le cas présent, la privatisation est-elle la bonne solution ? Pas si sûr, quand on sait que Berlusconi (Président du Conseil de 2001 à 2006, puis de nouveau depuis 2008), sans attendre l’excuse de la crise, l’a déjà instituée en 2004, en sourdine, et qu'en Italie le terme de « privatisation » n’a pas forcément le même sens que dans les autres pays occidentaux.

Ecrit par ImpasseSud, a 12:46 dans la rubrique "Actualité".
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Vendredi (12/11/10)
Saramago José, « La lucidité », (2004)
--> Titre orignal "Ensajo sobre a Lucidez"

Comme je l’ai certainement déjà écrit ailleurs, je suis une inconditionnelle de José Saramago. De plus, quand on habite en Italie et qu’on n’en peut plus de Berlusconi, en l’absence d’un parti d’opposition fort et crédible quoi de plus attrayant que les prémices du récit de cet excellent roman, avec ses 83% des électeurs, qui, dans la capitale sans nom d’un pays sans nom, un beau matin décident de voter blanc aux élections municipales ?

Ecrit par ImpasseSud, a 18:03 dans la rubrique "J'ai lu".
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Mercredi (10/11/10)
Italie 2010, ceux qui résistent (3) : une télévision de bonne qualité est possible

Fabio Fazio et Roberto SavianoLa télévision, en principe je n'ai rien contre, mais je suis contrainte à ne pas la regarder, car la télévision italienne !!!!... 7 chaînes nationales dont 3 chaînes publiques RAI, 3 chaînes de Berlusconi et 1 chaîne privée, La7, toutes sous le monopole politique et/ou financier (à travers la publicité) de Berlusconi, qui, sauf de rares exceptions qu’on peut compter sur les doigts, sont la plupart du temps terriblement mauvaises. Ne serait-ce déjà que pour la longue invasion publicitaire dont elles sont l'objet tous les quarts d'heure, qui cassent continuellement l'attention. Autour de JT venimeux ou serviles, le culte de l'exhibitionnisme, du jeu et de l'argent facile, l’abondance des « veline », ces filles plus ou moins dénudées partout et à toutes les heures, et le monde des auditions et des complaisances, talk-shows-rixes, émissions de télé-réalité-voyeurisme et autres divertissements « dont la vulgarité n’étonnera que ceux qui n’ont jamais capté une chaîne italienne », ont fini par inciter un Italo-Suédois, Erik Gandini, à en faire un film documentaire, « Videocracy »(1-2-3). Présenté à la 66ème Mostra de Venise en 2009, titulaire de plusieurs prix, sa bande-annonce n'a cependant jamais pu passer sur les petits écrans italiens. Une télévision qui répond à la demande populaire, répète la rumeur à la suite du petit Président du Conseil. Et bien moi, je passe au contraire mon temps à répéter que ce n'est pas vrai, qu'il n'est pas possible que 60 millions d'Italiens soient tous satisfaits par cette grossièreté, ce casino, ce jeu de massacre permanents. Finalement, une nouvelle émission vient de le confirmer !

Ecrit par ImpasseSud, a 18:39 dans la rubrique "Actualité".
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Mercredi (03/11/10)
Camus Albert, « Chroniques algériennes, 1939-1958 » (1958)

Pourquoi lire « Chroniques algériennes » aujourd’hui ? Quand on est jeune et qu’on s’éprend d’un écrivain, philosophe qui plus est, - ce qui fut mon cas pour Albert Camus -, on le dévore à pleines dents, puis on thésaurise son œuvre à une place d’honneur et à portée de main, sûr désormais de ce capital érigé en stèle immuable à son propre « confort moral ». Mais ce n’est qu’une illusion, car d’un auteur on ne peut percevoir, comprendre intimement, que ce qui, en nous, correspond de près ou tout du moins de loin à du vécu. C’est ainsi qu’il m’a fallu venir habiter au bord de la Méditerranée pour ressentir pleinement la capacité de bonheur de ce grand homme si sérieux, parfois même austère. C’est ainsi qu’il m’a fallu prendre de l’âge pour bien saisir la profonde intelligence des nuances qui ont caractérisé ses prises de position à l’époque déchirée qui a été la sienne. C’est ainsi qu’il m’a fallu la cacophonie raciste et litigieuse du monde d’aujourd’hui pour que je perçoive celle qui l’a incité, en 1958, à opter pour le silence politique. Alors, aucun doute, c’est bien le bon moment de lire ou de relire Chroniques algériennes.

Ecrit par ImpasseSud, a 17:03 dans la rubrique "J'ai lu".
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Samedi (30/10/10)
Italie 2010, ceux qui résistent (2) : ... vu que les ordures de Naples refont parler d’elles

Les mères vésuviennes : Non aux décharges dans le parc National du VésuveMon premier billet de cette série racontait la résistance à la corruption du droit de vote démocratique. Celui-ci est sous le signe de la résistance à la corruption, à la destruction du territoire, car Naples et sa région sont de nouveau sous les ordures. De nouvelles explosions de colère, des camions qui brûlent dans la nuit, des affrontements avec la police, des mamme qui montent au créneau. Mais comment cela ?! Berlusconi n’avait-il pas, en 2008, fait un de ses habituels « miracles » ? N’avait-il pas résolu définitivement ce problème d'ordures vieux de 14 ans, le balai à la main dans les rues de Naples, une jeune femme à ses côtés, devant une claque complaisante et des médias à ses ordres pour les scènes nationale et internationale ? Mais en Campanie, les gens savaient bien qu’il n’en était rien, qu’il s’était contenté de faire disparaître les ordures des beaux quartiers, sans rien nettoyer en périphérie, sans bonifier les campagnes empoisonnées(1), que l’ouverture de nouvelles décharges allait continuer, et que le nouvel incinérateur imposé à Acerra (un modèle obsolète ?) malgré les protestations et inauguré en grande pompe avait au contraire eu du mal à démarrer, qu'il ne fonctionne jamais à plein régime mais est souvent en arrêt, est déjà sous enquête de la magistrature pour la nocivité de ses émissions.

Ecrit par ImpasseSud, a 00:14 dans la rubrique "Actualité".
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