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Crachats d'étoiles

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Mardi (11/03/08)
Lettre à Ch.

"C., il est tôt. On vient de me déposer à l'université en voiture. Ca m'a fait bizarre, je croyais être dans une espèce de charrette de laquelle il aurait mieux valu sauter en marche. Mais si je l'avais fait, j'aurais eu des bleus partout et j'aurais été en retard à l'université - de toute façon, j'ai toujours des bleus partout et je suis systématiquement en retard, et ce sans même sauter de voitures en marche. Je ne vois donc pas pourquoi aller chercher la violence là où elle est inhérente au système de fonctionnement du corps. Les bleus et autres ecchymoses doivent naître de l'intérieur, un peu comme de opo-corns qui éclateraient à la surface de la peau. On finirait par avoir la peau troublée et ridée de l'eau des lacs par les bouches des poissons. Une peau-lac, croupie, jusu'à notre transformation en "bog body". J'attends que les bleus gagnent, émergés du fond des organes. A ce sujet, je suis sûre qu'on nous ment. Je ne sens en moi ni foie, ni vésicule biliare. Tu la sens, toi, ta vésicule biliale? Tu lui dis bonjour le matin? J'ai abandonné l'idée d'entamer une conversation avec la mienne. Elle était atteinte d'un affreux bégayement. J'ai fini par oublier jusqu'à son existence. Quand je tombe sur des planches anatomiques, je redécouvre, stupéfaite, l'hypothèse de ces vésicules souterraines. Je ne sens en moi qu'un long enchaînement d'organes sans nom, une succession de poches de formes différentes chargées, selon l'arbitraire de leur répartition, de broyer, de faire bouillir, de réduire en poussière, de chauffer, de faire fondre, d'homogénéiser ou de solidifier. Bref : une immense machinerie digne de Chihiro [...].

Comment pourrais-je fossiliser, avec cet énorme système auto-alimenté?

On me mettra dans un cercueil, ma peau pourrira mais pas jusqu'au bout, sans atteindre le stade définitif de poussière, parce que les turbines intérieures, en continuant de tourner, maintiendront un semblant de cohésion. Je serai un immense cadavre avec sa machinerie en marche, comme une usine qu'on aurait oubliée d'éteindre et qui produirait matières et déchets qu'elle ingurgiterait aussitôt car nécessaires à son bon fonctionnement.

Peut-être que les hommes vivraient éternellement si, comme cette machine, ils mangeaient leurs propres déjections.

On s'est trompé d'ambroisie.


Je me souviens de l'histoire de ces rugbymens crachés dans les Andes. Ils se pissaient dessus pour se réchauffer. Peut-être qu'en frôlant la mort, ils ont paradoxalement réussi à gagner quelques minutes de vie.

La pisse ne m'a jamais dérangée. En fait la pisse m'intrigue.

L'urine a pour moi cette fascination des choses intimes. Je suis toujours étonnée par l'odeur de l'urine chaude, par le fumet d'ammoniaque qui s'en dégage et qui prend à la gorge. Par la mousse qui la borde quand la pisse des hommes touche la terre, lui donnant un vague air de champagne. Froide et urbaine, elle change de nature même, se vinaigre et s'acidifie jusqu'à rappeler l'odeur des baies rances. C'est la pisse des gares, des ascenseurs, des porches à clochards. Comme un très bon parfum qu'on garderait très longtemps, la pisse suit la courbe complexe des dégradations positives. Elle garde avec elle quelque chose d'intimement humain. C'est peut-être même la seule chose humaine produite par la Grande Machinerie, et c'est pourquoi celle-ci a besoin de l'évacuer. Elle ne peut supporter ces résidus d'humanité.

Les cadavres ne pissent pas : perfection et sadisme post-mortem de la machinerie."

Ecrit par Kohva, à 02:23 dans la rubrique "".
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Mardi (26/02/08)
"Casse-toi pauvre con"

Je tiens à préciser que la Dèche commence à déborder de la sphère intime sur la sphère sociale : mon évier fuit.
Il étale ses petites flaques d'eau joyeuses le matin, qui vient vous dire "coucou" au contact de la planque des pieds quand vous allez aux toilettes dans le noir.
J'envisage, si cette humidité de circonstances se poursuivait, d'élever des colonies de crevettes et de palourdes. Ainsi, je pourrais aller à la pêche tous les matins sans avoir à payer un lotissement à Deauville.


Hier, la longue balade le long des quais m'a fait prendre conscience que mes cheveux devenaient furieusement roux. Je prends cela pour un symptôme supplémentaire de la Dèche.
Roux, et ma peau sèche comme un dinosaure dans le désert de l'extinction.
Sèche, et mes mains froides pour mieux glacer les cuisses des amants.


Hier soir, la Dèche est venue me parler. Elle m'a demandé si je savais pourquoi elle s'était installée dans le vivier de ma flaque sous l'évier.
J'ai dit : "Je sais, c'est parce que je M'ENNUIE comme c'est pas permis de s'ennuyer dans ce bled mental. Si je RÊVE de me casser c'est parce que, comme d'un oeuf, il sortirait de moi quelque chose de liquide et de foetal. A défaut d'éclore".

La Dèche m'a proposé une crise d'asthme et j'ai dit oui parce que maintenant les cigarettes sont interdites.


Ecrit par Kohva, à 14:11 dans la rubrique "".
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Lundi (11/02/08)
La dèche

Pardon d'un titre si prosaïque mais c'est vraiment la dèche ici-bas, c'est à dire chez moi. Je mange des plats immangeables, le plus souvent constitués de semoule crue dans de la sauce tomate en briques (parce que la semoule, c'est des féculents, c'est pour l'énergie de l'étudiant qui va à la fac en vélo; et la sauce tomate, c'est comme des légumes mais en faux - faut pas croire, moi aussi je lis les sous-titres des pubs alimentaires).

La machine intérieure, celle qui crisse à petits chaudrons en temps normal, s'est mis soudain à turbiner à tout berzingue.

Grâce à l'énergie que me procure la semoule, je récure des casseroles inrécurables, avec de vieilles éponges délitées, jusqu'à ce que le fer de l'ustentible réapparaisse comme par magie. De préférence à deux heures du matin.

La turbine continue son boucan intérieur de tous les diables.

Je suis en cours et la turbine finit par s'emballer à tel point que le cours, happé, passe au second plan. Il se dématérialise sous mes yeux et je me retrouve soudain dans le ventre de la grosse chaudière, avec tous ceux qui s'activent à l'intérieur, les manivelles, les poulies, les câbles, les gonds, les rouages.

Je crois que je vais arrêter la semoule. Et le café. Et les vitamines.
Et aussi la division mentale, surtout ça.
Ecrit par Kohva, à 18:00 dans la rubrique "".
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Vendredi (08/02/08)
Histoire de lèvres

Les gens devraient avoir les lèvres qui gonflent proportionnellement à leurs désirs. Je dire ça parce que les miennes menacent de devenir deux grands paquebots à l’amarrage incertain.

J’ai tout essayé pour les faire rétrécir : du stretching labial télévisé (on resserre, et on relâche, et on resserre) ; mettre le feu à des photos d’Emmanuelle Béart ; enlever mon dentier ; une gaine faciale qu’un policier trop zélé a prise pour une cagoule ; et même du bouche-à-bouche industriel dans un hôpital qui manquait de personnel.

Les lèvres ont continué à prendre leurs aises.

C’est pas que je sois raciste des grosses lèvres (les Africaines ont aussi droit au bonheur). Mais voilà, il y a ces histoires avec le nombre d’or dans les visages de Botticelli : je n’ai jamais rien compris au nombre d’or, mais j’ai remarqué très vite que mes lèvres s’accordaient mal avec lui.


Du coup, j’embrasse.

Ecrit par Kohva, à 15:46 dans la rubrique "".
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Mercredi (16/01/08)
Mais qui vous aurait été donné

.

"Vous avez du rêver de la fin d'un monde. C'est à dire du commencement d'un autre. Mais qui vous aurait été donné."
Ecrit par Kohva, à 22:11 dans la rubrique "".
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Jeudi (03/01/08)
Quand le monde te déteste, tout ce qu'il te reste à faire, c'est de détester le monde.

Depuis qu'on m'a sorti cette phrase, un jour en pleine rue, je vis bizarrement mieux. C'était y a pas longtemps ceci dit. L'effet n'a pas été immédiat. Mais il a fini par s'en dégager quelque chose de fort, quelque chose de luttant.

Un type me l'a dit. Dont je ne me souviens pas du prénom ; ou si, après de vagues efforts de mémoire : Gauvain, mais pardonnons-lui cette indiscrétion.

Aux prises avec l'angoisse du soir, je sors la fameuse phrase et j'écrase je ne sais pas quoi, mais j'écrase. J'aurais du deviner depuis longtemps que c'était là la devise des Crachats d'étoiles. Elle sonne comme telle, en tout cas.

Je n'ai pas pris de résolutions (à part celle de maigrir, comme d'habitude, c'est mon côté pouffe au demeurant bien développé). Mais je ferai chier à coups de cette phrase tous ceux qui m'ont refusé la complaisance, l'empathie ou la foi en 2007.

Ecrit par Kohva, à 23:13 dans la rubrique "".
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Lundi (10/12/07)
Crier famine

On me dit souvent que je suis molle et sans volonté. Généralement on me le dit quand je viens de me lever, et je finis par sourire, un peu vaincue. C'est l'heure du café de toute façon. Tout est permis à l'heure du café.
Lors des entretiens, on me dit : "Vous n'êtes pas dynamique."
Lors des rencontres avec les directeurs de section machins, on me dit : "Vous n'allez pas de l'avant."

Je me demande s'ils ont été traumatisés à la Ritaline dans leur enfance, pour vanter à ce point les mérites du dynamisme. A moins que les dieux du stade, malgré l'opprobre d'après-guerre, aient finalement réussi à triompher.

-
Je ne leur dis pas que si je cède aussi facilement, c'est parce que je compte bien les réduire en miettes quand je serai Maîtresse du monde, avec ma tenue en latex et tout le tralala. 

En attendant, café.



.
Ecrit par Kohva, à 17:30 dans la rubrique "".
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Mardi (27/11/07)
Ma vraie mémoire reparaîtrait

Plus le temps passe, plus j'ai l'impression de vivre dans un aquarium. Les nouvelles parviennent filtrées, assourdies. Je ne peux plus rien saisir. J'ai arrêté de lire les journaux et (excès de snobisme) la télé ne fait plus partie de mes occupations depuis déjà longtemps. La journée commence à dix-huit heures portée par une nuit ventrue, fossilisante.
Une nuit comme l'étang des bog poems.
Le jour, quant à lui, est occupé à produire, presque à la chaîne, des rêves d'un réalisme effrayant.

Quand je suis arrivée ici, à l'EN*, je voulais rattraper le temps perdu et lui briser la nuque à coups de rêves réalisés, à coup de prises sur le monde. J'ai avancé dans la vase et je me suis rendue compte qu'il n'était même pas question de "traversée du désert", puisque j'étais encore esclave. Pour des raisons théoriques et pratiques, je suis incapable d'être ce que je suis. Ca peut sembler de la déprime à tendance geignarde, mais vraiment, c'est quelque chose qui me déchire. Il ne suffisait donc pas de réussir : encore fallait-il être      normalien chez les normaliens.

Mais maintenant, la nuit, j'ai le secret des égarés : je communique avec les lampadaires. Je leur raconte des blagues salaces, des potins, et même de petits mensonges. Quand ils s'éteignent, je peux fermer les yeux, transfusée à l'envers jusqu'à ne plus garder que la substance des fossiles.

Une nuit comme l'étang des bog poems.


---




As if he had been poured
in tar, he lies
on a pillow of turf
and seems to weep

the black river of himself.
The grain of his wrists
is like bog oak,
the ball of his heel

like a basalt egg.
His instep has shrunk
cold as a swan’s foot
or a wet swamp root.

His hips are the ridge
and purse of a mussel,
his spine an eel arrested
under a glisten of mud.

The head lifts,
the chin is a visor
raised above the vent
of his slashed throat

that has tanned and toughened.
The cured wound
opens inwards to a dark
elderberry place.

Who will say ‘corpse’
to his vivid cast?
Who will say ‘body’
to his opaque repose?

And his rusted hair,
a mat unlikely
as a foetus’s.
I first saw his twisted face

in a photograph,
a head and shoulder
out of the peat,
bruised like a forceps baby,

but now he lies
perfected in my memory,
down to the red horn
of his nails,

hung in the scales
with beauty and atrocity:
with the Dying Gaul
too strictly compassed

on his shield,
with the actual weight
of each hooded victim,
slashed and dumped.

(Seamus Heaney)

Ecrit par Kohva, à 00:23 dans la rubrique "".
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Mardi (13/11/07)
Après la messe

Il m'est parfois difficile d'assumer ma condition sociale de déchet.

De temps en temps, j'ai du mal à renoncer à l'ambition d'être une vraie - interlocutrice.

De temps en temps cela me blesse.
Ecrit par Kohva, à 15:45 dans la rubrique "".
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Mardi (09/10/07)
Please pliiise help me



A un autre :



"Il y a quelques mois, on m'a dit : "Tu finiras par prendre des petits-fours avec tes profs". C'est arrivé jeudi dernier. Ma seule consolation, c'est que je suis devenue une professionnelle des buffets (le coin de table gauche étant systématiquement celui qui se vide le moins vite, mais aussi celui où tu peux avoir le plus difficilement un verre de champagne : à toi de voir si tu préfères te gargariser ou t'empiffrer). Tu reconnaîtras aisément la technique du pigeon parisien. Ou plutôt non, les pigeons parisiens sont bien plus sadiques : ils foncent en groupe sur les grands-mères charitables qui émiettent leur baguette, ils leur picorent les orteils et finissent par les étouffer. (Je suis sûr qu'on retrouve régulièrement à Paris des petites vieilles asphyxiées, un bouchon de plume de pigeon dans la trachée et des miettes de pain enkystées sous la peau des doigts). Les pigeons parisiens, donc, seraient du genre à renverser la table du buffet. Il faut avoir plus de technique. Devenir un peu mondain. Malheureusement, je crois que par manque de grâce et de spiritualité, je suis condamnée au coin gauche du buffet."



"Donc, si tu viens ici, tu pourras te plonger dans un milieu des plus particuliers. Où les gens chantent l'Internationale aux soirées (très faux d'ailleurs) et où tout le monde veut monter une obscure pièce de théâtre, "chef d'oeuvre du répertoire hongrois / slovène / pré-balkanique" (rayer la mention inutile) et que moi je m'en fous parce que je suis directrice technique alors je vais voter contre leurs projets. Mon voisin veut tourner un court métrage sur "le suicide d'un vampire", la fenête et la porte de notre appartement sont cassées, on ne sait pas si la consonne intervocalique est tombée au 3ème ou au 4ème siècle, et la résidence est pleine de chattes enceintes. Si tu viens ici, tu découvriras que j'habite au-dessus d'une discothèque ("salle festive" disent-ils car discothèque ça fait trop HEC) et face à un terrain de tennis et un immeuble en construction. Je dis pas ça pour t'encourager même si je sais que tu es très pressé de découvrir la discosallefestive. Des clochards (j'aime pas le mot SDF, ça fait initiales de bureau, genre "j'ai été à un CA, je suis rentrée à l'ENS et j'ai vu des SDF). Des clochards, donc, dorment le soir dans les passerelles et les nacelles de l'immeuble en construction ; tu vois des lumières sortir d'entre les poutres en acier et tu entends parler dans une langue étrangère qui se révèle être du français, mais un français tordu par un accent impensable. Si tu es interessé par les prostituées, je te conseille aussi de venir (en grappes près des zones de stationnements temporaires, avec des talons hauts comme les poutrelles desdits clochards) et moi elles m'impressionnent car elles ont l'air de mannequins de foire perchés sur échasses."



" Pauline dit que c'est insupportable d'être en colocation avec moi à cause des cas sociaux que je ramène à l'appartement. Il y en a même un (qui a un crâne comme les savants fous dans les films de série B) qui nous attend régulièrement devant notre porte "pour [je cite] voir si on rentre bientôt", ce qui fout les jetons à tout le monde sauf moi qui sait bien que les savants fous de série B sont en manque d'affection (ils en ont marre de trucider des jeunes filles pour leurs expériences). Je n'y peux rien mais quand je pense à ce type (le "cas social") je me sens envahie d'un sentiment inédit. Quelque chose comme une très profonde pitié (mais pas exactement car la pitié c'est pour les animaux ou les clochards). C'est comme se reconnaître dans un miroir qui montrerait l'envers du décor. Quand je regarde ce type, je me sens "adoptée", disons, comme si j'avais été échangée avec lui à la naissance par des infirmières sadiques. J'ai envie de tendre la main vers lui mais je sais que ma main ne le touchera jamais (et puis d'abord, il s'enfuierait) car il existe de l'autre côté du reflet. Mais Pauline ne voit, elle, qu'un paumé qui ressent le besoin viscéral d'occuper notre cuisine. Du coup, quand il vient, elle ne cuisine que des choses qu'il déteste, dans l'espoir de le faire fuir. Il lui arrive même de planifier ses courses de la semaine en fonction de ce qu'il déteste le plus."

Très profonde pitié, très profonde tendresse.




"Plus les choses se mettent en place autour de nous, plus j'ai l'impression que nous vivons en pleine foire. Je mange une barbe à papa. Certains sont propulsés au sixième ciel par des manèges tournoyants. J'ai perdu des gens dans la foule, et je communique avec les autres grâce à des talkies-walkies bon marché, en plastique pour gosse, grésillants, il faut gueuler dedans. Ma barbe à papa est maléfique, elle ne réduit pas au fur et à mesure que je la mange, et je sens l'écoeurement progresser. Et soudain je te vois du coin de l'oeil. Tu regardes la cage aux tigres. Tu
*la commucation a été définitivement interrompue*
(si même les talkies-walkies)"



...
 
Ecrit par Kohva, à 13:13 dans la rubrique "".
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