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Mardi (21/10/03)
Viva Normandia - Acte 2

Résumé de l'épisode précédent : Yolande et Bernard Padsou n'ont plus un sou. Certes, ils ont bien essayé de se débattre encore une fois pour s'inventer une fortune colossale qui comblerait la Dette mais cette fois, ils n'y sont pas parvenus. Et puis Yolande a eu la grande idée. L'Idée. Il leur faudrait dorénavant se serrer la ceinture ! C'était tout bête, mais 'fallait y penser. Et Yolande y avait pensé.

Le couple de nouveaux fauchés marronnent depuis deux jours. Réduire son train d'vie, réduire son train d'vie ...  D'accord, mais comment ?

Quelques années auparavant, la famille Padsou - quoiqu'à seulement la moitié de sa taille actuelle - était venue s'installer au soleil. Bernard et Yolande étaient bien d'accord sur ce point : faire des enfants, d'accord, mais pas des enfants gris ! Ils avaient donc choisi d'installer leur chaumière dans un coin de France où le soleil abonde, où la pluie fuit, et où il fait bon vivre, et pas seulement à l'intérieur. Les Padsou posèrent donc leurs sacs sur la douce terre qu'en patois on appelle la Côteudazur.

Alors que Yolande feuillette négligemment un catalogue Sotheby's, Bernard fait des comptes. Couper ici, réduire là, supprimer cela et dégrader ceci. Dans sa tête, il manipule leur mode de vie comme un Rubik's Cube qu'il tourne et mélange sans que jamais l'addition ne s'arrange. Bernard cherche, tente, essaye mais à chaque fois, c'est le même couperet qui retombe : trop cher !

Après quelques additions et maintes soustractions, sans parler des soustrations qui forcément s'accompagnent d'une multiplication, Bernard sort enfin de son silence et s'adresse à son épouse :

- Ma chérie, je crois qu'on va devoir partir !

- Bernard, tu crois vraiment que c'est le moment de déconner ? On est fauché comme les blés et tu me parles de voyages ! Bernard mon chéri, si je ne t'aimais pas autant, je croirais que tu te fous de ma gueule ! Alors arrêtes avec tes vacances qu'on peut pas s'payer et trouve une solution pour qu'on dépense moins d'argent !

- ...

- Tu sais Bernard, je suis quand même née Claquetune, et si ma grand-mère voyait dans quelle merde on est, je crois qu'elle en mangerait son chapeau à brillants ! Alors ton cynisme, tu sais ...

- Yolande mon olive, je ne parle pas de vacances, je parle de déménager !

Yolande s'étouffe ...

- Quoiiiiiiiiii ?!?!?!

- Déménager ... Quitter notre maison et partir, ma Yolande ...

- Mais pour aller où ? Et puis qui nous louerait quelque chose avec les garanties qu'on offre ? Bernard, ça ne marchera jamais, sauf si on s'installe sous un pont !

- Yolande ma petite pêche, je crois que nous devrions chercher dans notre entourage si quelqu'un pourrait nous prêter un toit, le temps que la vague passe et que je retrouve du travail. Ca freinerait les dépenses et nous permettrait de garder l'argent qui va rentrer pour satisfaire nos créanciers !

- Et après, on reviendrait ?

- Non Yolande ... Après, on louerait une petite maison ou un petit appartement à trois-francs-six-sous pour nous permettre de reconstruire un capital ...

Les yeux de Yolande se mettent à briller ...

- Un câpitâââl ...

- Oui ma chérie, on fait comme tu as dit : on se sert la ceinture juste le temps de faire une montagne de poignon bien à nous, et après, on pourra tout crâmer parce qu'il sera à nous !

Yolande se pâme ...

- Géniââââââl ...

Et elle reprend ...

- Mais qui va nous prêter un toit ? A part dans ta famille, personne n'a de maison qui moisisse inhabitée ... On pourrait peut-être aller chez ton oncle ? Dans ses 2000 mêtres carrés, il pourrait peut-être nous trouver une chambre et une douche ?

- Ma chérie ... Tu sais bien que mon oncle et moi sommes brouillés ... Ca n'est pas maintenant que j'ai besoin d'un service que je vais faire semblant de ne plus lui reprocher ses connes de réflexions !

(Pour vous lecteurs : l'oncle de Bernard n'a jamais accepté que son neveu épouse une femme d'une autre confession. Comme il le dit : "orthodoxe, ça n'est pas catholique !" Avant le mariage, l'oncle de Bernard comptait sur ce point pour que la célébration soit annulée. Mais celui que depuis il appelle le "petit curé peu regardant" accepta d'unir Yolande et Bernard dans la maison de Dieu. Et depuis, Tonton Rigide n'a jamais pu s'empêcher de faire des réflexions. Du moins jusqu'à ce que Bernard claque la porte du chateau familial ...)

- Et la maison de tes parents, elle est bien assez grande ... Ne pourraient-ils pas nous loger ?

- Au rythme auquel mes parents font les travaux, leur maison connaîtra peut-être l'électricité en 2030 ... Quant à l'eau courante, ça n'est pas dit qu'ils l'installent avant leur mort ... Non, je ne crois pas que cela soit une bonne idée ...

Yolande commence à s'énerver ...

- Ecoute Bernard ! Si mes idées sont si nulles, tu n'as qu'à me dire où on va s'installer ! Ca sera plus simple !

Bernard est bien emmerdé ... Il a comme une sale nouvelle à annoncer ...

- Eurrr ... J'y ai pensé ... J'ai réfléchi ... Et je crois qu'on n'a pas beaucoup de choix ...

- Et ?

- Je crois qu'on devrait peut-être demander à ... à ... à tes ... parents !

Yolande est toute blanche. L'effroi et la colère parcourent son visage ... Immobile, elle se tourne à nouveau vers Bernard et d'une voix toute aiguë, toute constipée, toute retenue, elle lâche:

- En Normandiiiiiiie ?

C'est ici que s'arrête le second épisode de "Viva Normandia". A Suivre ...

Ecrit par Padsou, a 20:29 dans la rubrique "Tirelire".
Lire l'article ! (suite de l'article + 1 commentaires)
Dimanche (19/10/03)
Viva Normandia - Acte 1

Lourde sur nos épaules, lourde sur notre moral, lourde de conséquences, ce fut une lourde décision.

Voilà une bonne vingtaine de jours, les choses n'étaient pas encore trop claires dans la tête des Padsou et sentant le vent tourner, Bernard et sa femme se réunissaient plusieurs fois par jour pour trouver une solution. Thème des réunions : brainstorming autour de la question "Mais qu'est-ce qu'on va faire ?"

- Mais qu'est-ce qu'on va faire ?

- Euh ... Ch'ais pas ... T'as une idée toi ?

- Non. On pourrait p't'être chercher une idée ?

- Ouais ! Cherchons une bonne idée pour nous sortir de la grouille !

- Alors qu'est-ce qu'on pourrait faire pour passer le bourbier ???

Bref, il y a trois semaines chez les Padsou, ça carburait sévère du ciboulot pour trouver la direction du chemin qui mène au tunnel vers l'issue.

Et puis, à force de réflexions, d'hypothèses et de recherches, la Vérité est apparue. C'est madame Padsou qui a verbalisé son nom.

- Bernard, je crois que j'ai trouvé !

- (Bernard répond sur le ton du mec qui a entendu 12387 fois le même refrain ...) Ah ouais ? Et c'est quoi ????

- Bernard, je crois qu'il va vraiment falloir qu'on se sert la ceinture !

Silence de plomb.

Bernard craignait ces mots plus que n'importe quels autres. Bernard avait épousé une héritière Claquetune pour que jamais de telles évocations n'effleurent son conscient bon vivant. Mais ce coup-ci, ils n'y échapperaient pas ! Il allait vraiment falloir se serrer la ceinture, et jusqu'à la colonne vertébrale si possible !

Le contexte fut alors rapidement esquissé : 80.000 pour les charges sociales de l'année prochaine, 35.000 pour la bagnole, 20.000 pour le crédit revolving, 10 à 15.000 pour les factures en attente de paiement ou à venir, 10.000 pour la fin des impôts et la taxe d'habitation, 10.000 pour on-sait-pas-encore-quoi. Voilà pas moins de 170.000 balles qui manquent dans la caisse pour que les Padsou puissent être libres de leurs créanciers.

26.000 euro pour recouvrer la liberté.

Plus le train de vie à assurer.

Et chez les Padsou, on était plutôt du genre bobos. Le train de vie des Padsou, il a été dessiné en Union Soviétique à l'époque du gosplan. Tout y est gros, large, épais et surtout cher. Et depuis que le puit à poignon s'est asséché, le train des Padsou, il a encore grossi démesurément. 5.500 euro mensuel au dernier comptage.

- Station "Crédit Fionnais", terminus des chèques ! Tous les clients sont invités à sortir leur poignon et à combler le découvert ! Station "Crédit Fionnais", terminus des chèques !

Quand Bernard eut pris en compte la Dette, qu'il eut considéré le train de vie colossal et indécent, il acquiesça.

- Scotty, ici Kirk, vous me recevez ? Scotty, ici Kirk !

- Oui Capitaine, je vous reçois mais les batteries sont presque vides !

- Scotty, freinez au maximum ! Nous avons un champ d'astérïodes devant nous ! Scotty, vous devez arrêter immédiatement Enterprise sans quoi nous allons tous périr ! Scotty, transférez toute l'énergie des moteurs aux boucliers !

- 'Compris Capitaine ! J'arrête Enterprise et j'active les boucliers !

C'est ici que s'arrête le premier épisode de "Viva Normandia". A Suivre ...

Ecrit par Padsou, a 16:50 dans la rubrique "Tirelire".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Jeudi (16/10/03)
Au Crédit Fionnais, vous mettre profond, ça nous connait !

Madame Padsou (née Claquetune) et moi-même nous sommes fait la réflexion suivante : pénétrer l'enceinte d'une agence de banque est une expérience des plus stressantes, surtout quand cette agence gère votre compte bancaire !

J'avais pourtant dû me résoudre à prendre rendez-vous avec mon chargé de clientèle afin de lui exposer notre brillante situation financière et de lui soutirer quelques aménagements de mes remboursements de crédits. Mon plan était le suivant : j'allais d'abord lui arracher quelques larmes en lui contant notre merveilleuse aventure au pays de la dêche, puis, une fois bien mûr, j'allais alors lui demander d'étaler les remboursements des crédits afin de faciliter le passage des vagues à venir.

Mon plan était parfait et j'étais psychologiquement prêt à me rendre dans ce lieu sordide, j'ai donc téléphoné au Crédit Fionnais pour convenir d'un rendez-vous.

47 sonneries dans le vide. C'est long mais c'est normal. Quand on téléphone dans une agence de province, il faut être prêt à patienter. Je vous le fait donc. 47 fois. Et lisez à haute voix le paragraphe suivant !

Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde> Beeeeep <silence d'une seconde>

- Allo oui ?

- Bonjour, suis-je bien au Crédit Fionnais ?

- Oui, c'est pour quoi ?

- Bonjour Madame, Bernard Padsou au téléphone. J'aurais souhaité prendre rendez-vous avec la personne en charge de mon compte, Monsieur Gloupostropovitch... Enfin, je crois que son nom se dit ainsi ...

- Quel est votre numéro de compte, Monsieur ?

- 589 663 1564 F 554 581 987 6 K

- Ah ! Ca n'est plus Monsieur Glopoustrokovitch qui gère votre compte, Monsieur. C'est maintenant notre directeur d'agence, Monsieur Roland Décharge ... C'est à quel sujet ?

(Tiens, mon chargé de compte a encore changé. On dirait qu'au Crédit Fionnais, les chargés de compte sont périmés au bout de 3 mois ... Et dans ma tête résonne maintenant une question stressante : comment peuvent-ils déjà savoir que nous sommes dans la panade pour que mon compte soit passé entre les mains du directeur ?)

- Ben euh ... C'est qu'on n'a p'us d'sous, alors j'aurais voulu le voir pour étaler les remboursements des crédits.

- Venez Mardi à 8h15. Ca vous convient ?

(Et pourquoi pas 04h03 du matin aussi ? Ben enfin ...)

- Oui, c'est parfait !

Mardi matin, 8h15 pêtantes, je pénêtre mon agence en passant l'immense grille en fer forgé.

L'endroit ressemble à la Coupole, mais en rectiligne. C'est probablement l'esprit cartésien et factuel de la banque qui veut cela. L'ambiance est triste, grise, morte. Partout, des gens sont assis et attendent leur tour pour venir pleurer devant leur chargé de compte. La lumière blafarde tombe d'une verrière immense, pendue à 5 ou 6 mêtres du sol. Ici, même des clowns auraient mauvaise mine. C'est la fête, c'est la joie, et moi, j'attends Roland Décharge pour le faire chialer. Je m'assois donc entre deux vieux et je patiente.

- Monsieur Padsou ?

Un homme me tend la main. Il est plutôt grand, sec, et son visage est recouvert d'une barbe coupée court comme s'il était prof. Il me sourit et stupidement, je crois que c'est positif. En bon directeur d'agence, Roland porte un costume complet vert clair que même la lumière fanée de la verrière a réussi à jaunir. Vert-clair-jauni, c'est ça la vraie couleur. Roland à mauvaise mine, mais c'est probablement normal vu le contexte. Son costard de chef tombe mal sur ses épaules de chef. C'est probablement normal aussi. D'un signe, il m'indique de le suivre dans la cage en verre qui lui sert de bureau. Alors je le suis.

Il me montre une chaise, placée comme au coin d'un bureau rond qui n'a pas de coin. Son ordinateur prend toute la place. Tiens, l'ordinateur a mauvaise mine lui aussi !

- Qu'est ce qui vous amène à moi, Monsieur Padsou ?

- Ben euh ... P'us d'sous ... Trop de remboursements ... 3500 francs de crédits, plus la voiture à crédit, plus les impôts, plus tout ça ... Glouglou glouglou gloups ...

- Je comprends ... Et que souhaiteriez-vous de moi ?

- Ben euh ... Un rachat de crédit ... Longue durée ... 5 ans ... Mensualités plus faibles ... On se sentirait mieux, plus à l'aise ... Vous comprenez ?

Roland se redresse alors. Un vent d'énergie vient de le traverser, il se sent fort. Sa tête tristoune remonte en haut de son cou, ses yeux brillent, Roland sent qu'il va pouvoir se comporter en Monsieur-le-directeur-au-Crédit-Fionnais.

- Monsieur Padsou, vous me semblez être un homme prudent et prévoyant. D'après ce que vous m'exposez, vous avez pris conscience du sérieux de la situation et des contraintes qu'il vous faut vous imposer pour passer la vague. Monsieur Padsou, je dois vous dire ...

- Ouiiiii ?

- Qu'adviendrait-il de votre famille s'il vous arrivait quelquechose ?

- Ben euh ... C'est qu'il vient de m'arriver quelquechose quand même ... Le puit à poignon est sec ... Ca suffit, vous ne trouvez pas ?

- Non Monsieur Padsou, vous ne m'avez pas compris. Supposons que vous ayez un très grave accident de voiture, que vous ne puissiez plus travailler ou pire, que vous ne puissiez plus bouger un seul membre ...

(Je commence alors à comprendre que sa mauvaise mine ne vient ni de la lumière, ni de son costard de beauf.)

- Ben ça serait la vraie merde, Monsieur Décharge !

- Et oui ! C'est pour cela qu'il vous faut une assurance pour faire face aux dangers de la vie dangereuse ! Une assurance qui garantirait à vous et à votre famille des revenus en cas de catastrophe catastrophique !

- Euh ... Monsieur Décharge, je n'ai plus de sous, et les dépenses récurrentes, vous savez, en ce moment, on s'en passe ...

- Bien sûr Monsieur Padsou ... Je vois que vous comptez même les euros ... C'est bien, très bien même. Mais s'il vous arrivait quelquechose d'hyper grave, de tragique ...

(Je commence à croire qu'il me veut du mal, celui-là !)

- Je n'ai pas besoin d'une assurance, Monsieur Décharge. Par contre, un étalement des remboursements, ça m'aiderait vraiment !

- Monsieur Padsou, écoutez-moi ... Comme vous me l'avez dit, vous n'avez pas un sou ...

(A priori, 'faut être brillant et perspicace pour avoir un aussi beau poste !)

Il reprend ...

- Vous n'avez pas un sou , et vous me demandez de faire un rachat de crédit. Mais dans votre situation, vous savez, je ne peux pas vous l'accorder moi-même et il me faut en référer à ma hierarchie ...

(Je vois l'enculé pointer son bout puant. Et il n'assume pas, le chien !)

- Si vous preniez cette assurance à seulement 20 euro par mois, vous savez, ça me permettrait d'appuyer votre dossier ! Et vu votre dossier, c'est mieux de l'appuyer ...

(Nous y sommes, le chantage est là, sans dire son nom, et Roland fait le maître chanteur ...)

Je prends la parole ...

- Vous savez Monsieur Décharge, je n'ai pas le choix et j'ai vraiment besoin de ce nouveau crédit. Alors, s'il me faut cramer 20 euro par mois pour l'obtenir, c'est oui, bien que je n'ai pas besoin de votre assurance pour catastrophes catastrophiques ...

- Monsieur Padsou, je vais vous dire ... Le métier de banquier, ça n'est pas seulement pour gérer l'argent des personnes qui z'en'ont'plein ... C'est aussi pour venir en aide à ceux qui, comme vous et votre famille, passent des moments difficiles ... Je vais monter le dossier du crédit et vous passerez le signer demain. Et l'assurance aussi.

- Merci Monsieur Décharge.

(Enculé, tu l'as volé ton merci ! T'as qu'à te le foutre au cul, vautour mangeur de pauvres !)

Il me raccompagne et je quitte cet endroit sordide. Le soleil fait réapparaître le sang sous ma peau, et j'ai bonne mine. Moi. Pas lui.

Le lendemain, Monsieur Décharge m'a aimablement reçu. Il m'a fait signer le contrat d'assurance avant le dossier de crédit. Il a eu raison : les pauvres, ça n'a pas de parole.

Je suis rentré chez moi, j'ai lancé mon traitement de texte pas vraiment préféré.

Deux petites heures séparent la signature du contrat d'assurance et la rédaction d'une lettre de résiliation. Pour dans un an, jour pour jour. 20*12 = 240 euro soit 1574.29 francs. Et je n'ai presque pas une thune ...

Au Crédit Fionnais, ça les connait, et je me suis fait mettre bien profond sans en avoir aucunement envie. Mais j'ai dit oui. Et Roland a déchargé dans mon petit cul bien docile.

Enculé !

Ecrit par Padsou, a 14:15 dans la rubrique "Tirelire".
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Lundi (13/10/03)
Dors Bernard ! Y' fait trop chaud t'ff'façon !

Le souffle brûlant de l'été a même tari le puit à poignon du jardin. Et sans poignon c'est chions !

Fichu été !

URSSAF, TVA, Impots sur le revenu, CSG, crédit à la consommation, crédit revolving, voiture à crédit, taxe d'habitation, caisse d'assurance maladie, caisse de retraites, et j'en oublie. Autant de petits liens qui jusqu'alors soulignaient si joliment la courbe de notre cou gracile. Et puis le puit s'est tari. Et puis nos bottes se sont remplies. Glouglou glouglou gloupsss.

Virage sur l'aile et dans l'urgence d'une famille qui tente de diviser par quatre son train de vie: chez les Padsou, en ce moment, y'en a pas beaucoup !

Au menu probable des éventuelles prochaines apparitions :

  • Viva Normandia !
  • La banque de proximité pour m'aider-mon-cul.
  • 'Sont vraiment sympas chez Les Impots !
  • Avec La Poste, pêtes-toi des fax de luxe à 8 euros !
  • Métier : RMIste. Matière enseignée : Aménagement des dépenses dans un contexte hyper-restreint.
  • Le 20 mètres cube "one shot" ou comment faire maigrir sa maison en trois semaines.
  • Des lingettes ou des compotes ? Des lingettes mais pas de compotes ! Oh si, des compotes !

Serrages de ceintures et contorsions forcées au menu de Padsou, un blog dans le monde des fous !

Ecrit par Padsou, a 08:38 dans la rubrique "Tirelire".
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