J'ai passé une semaine étrange, suspendue, ma fatigue et ma lassitude alimentant une certaine forme de mélancolie.
J'ai beaucoup regardé en arrière, au delà de ces cinq mois vides, certaines choses m'ont étonnament émue, aussi.
Des sentiments doux amer, mais dont j'étais heureuse, car ils me tiraient de cette morne habitude qui s'était installée, ce semblant d'anesthésie, de monotonie, qui semblait engourdir mes sens depuis... Depuis quand déjà ?
Je suis heureuse de ressentir encore, c'est donc que j'existe toujours.
(un arbre sur mon campus, et vous pouvez, distinguer des chaussures accrochées dessus. Oui, des chaussures. Voilà des petits souliers qui auront été oubliés.)
Réveillon de Noël un peu étrange. Avec un moi un peu cynique qui riait de tout ça. Et un autre moi qui cherchait à l'étouffer, un autre moi qui voulait y croire.
J'ai dans la tête une monstrueuse -et implacable- machine à scénarios.
Ca peut me prendre à partir de rien, un mot, une phrase, n'importe où, en cours, dans le rer, chez moi, pendant mon travail, à la b.u etc. Mon esprit me parachute une situation, une image, un scénario, dialogue, tout fait, souvent incongru, drôle, ce qui me vaut de me marrer comme une baleine en plein milieu d'un cours sur le cytosquellette, qui, au demeurant, n'a rien de particulièrement euphorisant, et de passer pour une folle auprès des autres, qui, j'en suis persuadée, se disent in petto waaa une demeurée. allez, une concurrente de moins..
Parce que j'ai pensé à tournicoti, hier, à Paris.
Parce que la soirée que j'ai passée était trop glop pour la résumer en peu de temps sur un post, mais que j'ai retenu ce détail (qui n'avait d'ailleurs, pas grand chose à voir avec le reste de la soirée).
Parce que j'ai pitié des personnes qui régulièrement, au détour de leur quête désespérée des "converses roses" atterissent sur mon site et doivent bien être déçus en découvrant que non Villys' Bolge n'est pas un magazin de chaussures au nom über tendance.
Bref, j'avais mon appareil photo sur moi, et je suis tombée là dessus, entre le bar et le resto. Je me suis dit que ce serai impardonnable de laisser tant de gens dans le doute, alors que je pourrai les aider. Alors ouvrez grand vos mirettes les enfants : j'ai trouvé pour vous :
J'accèpte les paiements espèce, carte de crédit, chèque, qui me persuaderont de divulger l'adresse.
Ce soir c'est vendredi soir. Vendredi soir pour moi, ça veut dire : détente, pas de travail, entrainement si je ne suis pas trop crevée, bref une soirée peinarde à lire un bon bouquin dans mon bain puis dans mon lit.
Parce qu'il y a aussi, de bons moments.
Je veux un autre cerveau.
Je veux quelque chose qui ne me transforme pas en poisson quand le téléphone sonne.
Surtout que je me transforme en poisson que lorsqu'il s'agit de quelque chose d'important. Si je le faisais au moment de prendre un message pour un membre de la famille, vous pensez bien que je m'en contreficherai.
Nan nan, mon cerveau est vil, fourbe, et mesquin, il ne le fait qu'aux moments cruciaux.
Bon, aujourd'hui, je ne sais ce que j'ai, je suis de bonne humeur. Les oiseaux chantent.
Mon meilleur ami est passé et m'a persuadé de faire des photos.
Que voici. (profitez, un jour je regretterai et elles disparaîtront).
Alors en exclusivité pour vous, villys en images.
(Ceci n'est pas moi).

Ca, c'est un ptit cadeau que la ratp m'a fait tout à l'heure.
L'ambiance est posée.
L'amphi nous semble gigantesque. Nous devons être entre 400 et 500 à nous serrer sur ces bancs. Au tableau un message de "bienvenue", en forme d'avertissement, signé "les doublants qui veulent vous décourager, car vous êtes leurs concurents pour le concours".
