Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)
un mur à berlin
Dimanche (13/05/07)
Parfois il me semble que ces instants dilatés, clichés mis bout à bout résument mon externat. Le silence des petits matins lorsque je traverse le CHU pour rentrer me coucher, les centaines de cafés engloutis un après midi après l'autre, je marmonne mes cours à la bu, j'ausculte de petits, tous petits corps, je ne bosse pas assez. Pas assez.
Plusieurs de mes amis ont leurs vies qui les lâchent, un peu. Des ruptures de relations d'apparence pourtant solides, des "je suis perdu, je fais n'importe quoi", et puis un matin, les lambeaux autour de cette constante qui subsiste : l'hôpital et nos bouquins.
Difficile de ne pas faire le lien avec cette fin d'année usante et un peu déstabilisante. Ce n'est pas une cause en soi même mais certainement un facteur aggravant.
Parfois ça enfle et envahit tout, surtout à l'approche des partiels. Ca en vaut le coup quand même, on l'a choisit, c'est vrai. Ca n'en n'est pas facile pour autant.

Ecrit par Villys, a 11:13 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 3 avis (éclairés ?))
Dimanche (24/12/06)
Fin de la pause.
Tout paraît aller plus vite, stage quasi fini, déjà. Ma semaine de vacances s'achève, puisque je me suis dévouée pour être l'ext*rne de service la semaine de Noël... Pas de famille à aller voir en province, et puis surtout le plaisir du décalé.
J'ai aimé cette semaine, à larver sous la couette, sécher les cours (où de toute façon je ne vais plus depuis longtemps, à moins que le prof soit vraiment bon, ou l'intitulé vraiment prometteur comme "exercices d'antibioth*rapie pratique", miam), aller voir des merdes au ciné en fin de matinée et en
bouffant des muffins au chocolats, trainer à la fnac avant que la foule de Noël n'envahisse tout, reprendre mon bouquin trop longtemps suspendu et noyé au fond de ma couettte, rappeller des amis, rire avec Li comme à chaque fois.

Et puis ne pas voir de malades, ne pas entendre d'histoires atroces pendant une semaine ça m'a fait du bien, bien plus que je ne l'aurais cru. Je ne suis pas aussi forte que j'aime à le (faire) croire, je ne suis pas encore si distanciée.

Mardi, retour là bas pour une semaine, deux g*rdes dont celle du 31 (en réa heureusement, pas aux Urg*nces ce qui m'évitera de voir les bourrés du coin et me réservera les fameux "OAP(non rien à voir avec mittal) du réveillon").
Et le 2, hop nouveau stage ailleurs, forcément moins tragique (mon stage aura été élu "roi du glauque" après une longue compétition avec des amis de n*urochir, tous battus à plate couture au finish), et puis surtout avec F, alors tout ira bien.
Bref cette semaine fut bonne, et finalement sans doute meilleure que si j'avais pris mes vacances la prochaine.
Je le répête, j'aime le plaisir du décalé, d'être au ciné ou de flâner au musée, ça a un vague parfum d'une école buissonière qui regarderait en coin les gens qui travaillent.
Ecrit par Villys, a 15:34 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 3 avis (éclairés ?))
Samedi (02/12/06)
J'écoute le zapping...
...de france inter (oui oui on a tous nos côtés bobos, je lis télérama aussi... chacun sa croix), et c'est officiel, Joann Sfar, je vous aime.

Pour Noël, j'aimerais avoir ne ce serai ce que le quart de son intelligence de regard sur le monde* -celle qui ressemble à de l'humanisme-,  et beaucoup de ses bds.

*formule peu française j'en ai conscience mais je n'ai pas trouvé mieux.
Ecrit par Villys, a 15:41 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Samedi (28/10/06)
In my pyjamas all day long.
Octobre m'a glissé entre les doigts sans que je ne le sente, et me voilà étonnée. Je suis officiellement une ext*rne fauchée, je me rends à vélo dans la ville voisine pour mon stage, ai déraillé deux fois et suis tombée une fois, à cause d'un crétin qui a ouvert sa portière sans me voir.
Octobre est passé sans que j'aie le temps de le comprendre, tiraillée que je suis entre ces sentiments paradoxaux, d'un côté l'impression de lutter sans cesse pour refaire surface, de l'autre l'habitude qui vient si vite.

Devoir m'adapter en permanence, et prendre des nouveautés dans la gueule tous les jours.
Des tourbillons de prénoms, des gens d'autres promos avec qui je suis en stage, des médecins qui nous encadrent et leur humour cynique, le Chef de servic* un peu largué, les internes qui subissent mes questions. Depuis une semaine et pour encore une semaine, je suis au bloc, côté an*sthésie. Un int*rne adorable et pédagogue, avec qui les discussions même hors questions cliniques sont intéressantes. Il a un visage expressif et est étonnament empathique. Je découvre une spé (versant Ré*nimation pas An*sthésie qui m'attire beaucoup moins) qui me plait vraiment, même si ce service est un peu limite, mais je prévois de refaire un stage dans une autre unité de Réanimat*on, plus tard.
De la nouveauté et des imprévus, donc, l'impression de courrir derrière les minutes, pour faire des courses ou aller au ciné. Mes soirées s'usent sur les livres ou s'évadent avec des amis.
Je joue à ce jeu palpitant qui consiste à voir quel est le premier de nous deux qui craquera et rappellera l'autre, on me présente du monde. Ne pas perdre contact avec l'extérieur.

Mais en même temps, une assimilation plus rapide que je ne l'avais craint. Arriver à 8h, sauter dans mon pyjama, aller voir mes patients ou descendre au bloc, tout ça m'est devenu banal. Je présente mes patients à la visite. J'apprends à intub*r. Je lis des E CG, avec peine, contrairement à ce que me promettait le bouquin, j'agonis mon int*rne de questions, je me balade en pyjama, je veille tard le soir, pour quelques euros de plus.
Quand une malade d'une garde me déprime trop, parce que entendre la souffrance morale d'une mère qui vient de peut être tuer accidentellement son bébé de 8mois, pendant deux heures en soignant ses brûlures superficielles et tentant de distraire ses larmes en la faisant parler devant le service de ré* p*d, en attendant que sa famille prenne le relai, c'est atroce d'impuissance. Je reprends mon souffle dans les escaliers avant de replonger.
Si je suis vraiment contente, dans ces mêmes escaliers déserts ou avec une amie, un sourire me bouffe le visage, on saute sur place dans nos sacs à patates-pyjamas. J'ai réussit à intub*r et c'est la classe.

Un médecin surgit et surprend notre pause ou une larme, on se relève des marches ou on s'arrête de danser sans qu'il aie l'air plus étonné que ça (tous les hôpitaux ont au moins une cage d'escalier peu utilisée qui a une fâcheuse tendance à puer la clope et à être envahie de gobelets de café oubliés. Et ça fait longtemps que la plupart des gens ont renoncé à comprendre ce qui se passe dans la tête d'un ext*rne de gard* passé une certaine heure, ou même d'un ext*rne normal (sauf les quelques sadiques qui aiment les faire pleurer). Je mets mes mains dans mes poches et me mords les joue pour ravaler le rire, me penche pour refaire un lacet et fait tomber mes stylos. Je cafouille, ramasse mes affaires et disparaît.

Ma vie est en vrac, mais je fais ce qui me plait. Là est l'essentiel.

(quelques autres posts sur le lien mis à droite)

Ecrit par Villys, a 13:51 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Mercredi (27/09/06)
Assomée, donc.
Tout à l'heure un bruit suspect, à mi chemin entre le "bourdonnement de la machine à laver du voisin au travers de la cloison en pleine nuit parce que la nuit c'est moins cher" et le "vibreur de téléphone portable d'étudiant qui veut être discret parce qu'il est à la BU mais en fait pas du tout parce que la table fait caisse de résonnance et que tout le monde entend".
Bref, un bruit somme toute assez suspect pour le lieu a commencé à semer le trouble dans l'amphi. Il était 9h30, 10h, dans un amphi empli de néo-DC*M2 attaquant les cours avec un mélange d'enthousiasme et de crainte. Nos têtes ont commencé à se tourner jusqu'à ce qu'on entende "ah merde, on va la sortir". Une fille se sentait mal.
Réagissant avec le plus sûr instinct du médecin qui part en vacances et qui entend l'hôtesse de l'avion demander un médecin, l'ensemble de l'amphi a décrété que laisser faire les autres était une bonne chose à faire. Sauf sa voisine qui, très rouge, a répété plusieurs fois "on va la sortir" sans pour autant le faire, et en se tordant les mains. Le prof est monté en courant en demandant "bon, elle a des antécédents ?", ce qui a fait rire beaucoup de monde (non, vraiment, cherchez pas), et finalement elle a été portée hors de l'amphi. (les enfants voilà ce qui arrive quand on ne mange pas assez)..

L'année dernière j'avais écrit quelque chose comme "je regarde les néo-ext*rnes un peu assomés par leur rentrée, pas pressée d'être à leur place".
Eh bien voilà, j'y suis. Depuis ce matin, 9h. Un peu assomée certes.
Rentrée abrupte, 8h de cours par jour, programme intensif pour intégrer le minimum vital pour aborder nos gard*s en faisant un minimum de conneries. Avec examen vendredi soir.
On a vu défiler quelques profs aujourd'hui. L'exaspérant Urolog*e, qui toc-toc-toque sa table pour appeller au calme, l'intéressante et amusante orthopéd*ste, le peu convaincu je ne sais quoi, le très impressionnant et passioné réanim*teur. La réanimati*n est ma nouvelle vocation (mais pas l'an*sthésie, ce qui est bête pour deux spé qui vont de pair), (au coude à coude avec la MI, (les initiés noteront que j'ai des ambitions fort peu réalisables mais il est encore temps de rêver, et la MG me tente quand même de toutes façons)), mais je crois que ça me passera très vite, dès lundi en fait, quand je vais commencer mon stage là bas.

Lundi soir j'étais à l'opéra (oui je me la pète), grâce à l'abonnement jeune qui me permet de me retrouver, pour bien peu par spectacle, en jeans/converse, sac élimé plein d'un agenda approximatif, de papiers chiffonés et de notes de cours, au milieu de personnes en costard cravate, étoles, robes, s'envoyant du champagne avant la représentation.
J'avais déjà été il y a un moment à l'opéra. Mais... Je ne me souviens pas de quelque chose d'aussi fort. Trop jeune ou moins bien, je ne sais pas.
Mais là.. Ah là, c'était magique. Un vrai moment de grâce, une histoire et des airs qui m'étaient inconnus mais absoluments fabuleux. Du drame, du sang, des larmes, (sans doute de la sueur mais non visible de loin), de la folie, le tout porté par une musique -je cherche un qualificatif miélioratif mais mon ignorance en musique ne m'aide pas beaucoup, donc remplissez ce lamentable blanc vous même-.
Et ces voix, ah ces voix. Des duos, des airs... Nathal*e D*ssay, sa voix parfois nue, dans le silence de l'orchestre qui se tait, la tension de la salle à mesure que la folie la gagne, ses ultimes sursauts en forme de vocalises. A pleurer.

Hier soir, changement radical, toujours en converses mais cette fois à leur place, au milieu d'étudiants, pour un concert caritatif avec des groupes sortis de leurs garages pour l'occasion. J'étais venue plus pour la forme (dernier soir de liberté) qu'autre chose. Un chanteur aux longs cheveux secouait la tête avec conviction, avant de se remettre les cheveux derrière les épaules avec des gestes très féminins, pour mieux chanter.
Plin que j'avais soigneusement ignoré, m'a rattrapée alors que je m'en allais, "on se fait un ciné, un soir ce serait bien, non ? Appelle moi si tu veux".
J'ai rit et lancé, "tu as mon numéro. Appelle moi, toi".

Je suis grande, -je suis ext*rne, depuis ce matin-, je suis forte, je joue à m'en foutre.

Ecrit par Villys, a 21:45 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Vendredi (22/09/06)
Entendu à la TV
--> (ceci est une occupation)
Au journal de 20h, un sujet expliquant qu'une petite commune avait vu sa population augmenter grâce à la liaison TGV, mais aussi vu les crédits affluer (taxe de je ne sais plus quoi)

voix off "ainsi grâce aux crédits, d'ambitieux projets sont lancés par la commune".

A l'écran, trois petits vieux, dont un le maire, propablement, et un long plan sur la mairie. Vont il la rénover ? Vont il construire une salle des fêtes ? (me demandai je vaguement).

Le maire "oui, effectivement, nous allons tout d'abord agrandir le cimetière"
Je n'ai jamais entendu la suite, je riais trop.

Le JT de fr2 c'est des comiques. Mais c'est toujours mieux que l'incompétence. Quelques jours plus tôt, la présentatrice, à je ne sais plus quel sujet. "...et donc, il en a été retrouvé un peu". (en parlant de je ne sais plus quoi, mais d'un truc bien précis et normalement dénombrable).
"Un peu". Ca c'est de l'information. Claire, nette, précise.

Ecrit par Villys, a 20:01 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Mercredi (20/09/06)
Inutile.
Je ne sais pas ce qui est le plus désagréable :
se faire appeller "Madame" par des boutonneux de 15 ans ou "Mademoiselle" par un vieux bellâtre dégeulasse ?

J'ai eu la joie de découvrir que je n'ai plus droit à la séc*rité soc*ale étudi*nte et qu'il faut que je m'inscrive à la caisse près de chez moi. Pré-requis : 1tonne papiers (vous vous souvenez de Xavier essayant de remplir son dossier Erasmus ? C'est ça, sans la musique et la bonne humeur du film. En moins sympa donc). Tout ça parce que je suis payée pour étudier maintenant. Promis je vous scanne ma première fiche de paye, on a tous besoin de rire un peu de temps en temps.

A part ça je vais au ciné, je bouquine, je glande dans paris, ma musique vrillée aux oreilles. J'attends un concert bientôt, je vais voir ma grand mère.
Je souris bêtement aussi.

Ecrit par Villys, a 10:37 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 3 avis (éclairés ?))
Dimanche (17/09/06)
Futiles.
Il me faut parfois respirer profondément pour ne pas sombrer dans l'auto dépréciation un peu gratuite et inutile. Advienne que pourra.

Choix des stages l'autre jour. Sensation étrange devant cet amphi rempli jusqu'à la gueule, notre promo et quelques un des promos supérieures venus pour poser des options sur le planning des gardes. On a pas l'habitude de voir les amphis plein. Léger vertige et grande nervosité, je cherchais F du regard, quand soudain j'ai senti qu'on me tirait le tee shirt, je me suis retournée pour le voir avec son air mi figue mi raisin, qui voulait dire "j'en ai déjà marre de ces têtes de cons". La misanthropie élevée au rang d'art de vivre.
Loi idiote du tirage au sort oblige je fus appelée à choisir dans les derniers.
Je passerai donc les trois mois à venir dans une unité de re*nim*tion polyvalente, au sein d'un hôpital spécialisé dans la lutte contre le crabe. Mon instinct me souffle que ça ne va pas forcément être la joie, mais qu'importe, c'était ça ou un stage de labo ennuyeux à souhait, ce sera donc ça. Le prochain stage, je serai dans les premières à choisir, ça compense. Alors que tout le monde se pressait pour choisir ses dates de g*rdes, je suis partie, mes premières g*rdes à moi ne seront pas aux urg*nces comme beaucoup, mais dans mon service.

Plus que quinze jours et ce sera le grand saut, je dilue et je diffère, je m'efforce de penser à autre chose. Hier on fêtait un anniversaire dans un pub. Après quelques verres j'ai fumé ma clope de l'année. On était sorties à deux sur le trottoir, allées se rafraichir. Je ne fume jamais sauf dans de très rares cas, comme ces moments paisibles, pour le léger vertige supplémentaire et la débilité du geste. Un imbécile qui nous avait suivies m'a fait une remarque sur mes études, l'alcool et la clope. Il était un peu rancunier d'un peu plus tôt dans la soirée, où, parlant pour ne rien dire et prenant sa voisine de haut, (moi en l'occurence) il m'expliquait doctement (et allez savoir pourquoi) que la salive humaine comporte des microbes et que c'était un problème dans les morsures humaines. Un peu agacée et très amusée, j'avais joué la conne avant de le moucher, un peu méchamment en lui citant mon cours et le protocole antibiothérapeuthique (si tant est que ça se dise) mis en place dans ce cas, pour conclure que le problème était connu, merci.
J'ai répondu un truc odieux. Je déteste qu'on me fasse la morale là dessus, nos (mes) rapports à tout ça sont trop compliqués pour être réduits à des réflexions aussi simplistes..

Vendredi, monsieur samedi-Paris était rasé de près, désolé d'être encore en retard, on a parlé musique et rit.
C'est bon d'avoir des préocupations futiles.

Ecrit par Villys, a 17:55 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Samedi (09/09/06)
Samedi-Paris.
En le voyant arriver j'ai essayé de fixer sa silhouette dans ma mémoire, d'impressionner durablement ma rétine. Mes souvenirs visuels sont trop labiles et ça m'agace. Il s'est donc avancé avec son sourire d'excuse, pardon pour le retard. Sa silhouette un peu frêle contraste avec sa voix.

En déambulant dans les salles, j'ai eu la vague pensée que je me souviendrai toujours, à l'avenir, et quoiqu'il arrive, de ce moment, en repassant par ce musée. Que maintenant, comme d'autres lieux, pour moi, il était imprimé du sceau du souvenir. Que ce serait ça que je verrai, avant tout, au delà du reste.

Certains verres qui encadraient des oeuvres n'étaient pas anti-reflets, ça créait une impression bizarre, des doubles diaphanes nous regardaient au delà de l'image, aussi impénétrables que des pensées.

Ecrit par Villys, a 23:05 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Mercredi (06/09/06)
Ils ont fait disparaître Nemo
Quand on prenait la rue derrière beaubourg, pas très agréable et un peu grise, en comparaison de l'autre côté et qu'on continuait vers l'Hôtel de Ville, on tombait sur l'homme de nemo dessiné sur un mur.
C'est un mur beigasse-maronatre, une sortie de parking comme il y en a tant, un mur qui agresse le passant car il déforme le trottoir et l'oblige à bouger.
Avant, dessus, il y avait l'homme en noir, de Nemo. Il courait derrière son ballon, sa valise derrière lui. Il me faisait un clin d'oeil quand je passais, parfois, je faisais un détour, comme ça, juste pour le voir.

Maintenant, une main anonyme a repeint tout ça en marronâtre.
Il ne reste plus qu'un pan de son manteau, de l'autre côté de l'angle du mur. La main anonyme, contrairement à Nemo, n'a pas compris que de l'autre côté d'un angle, il y avait encore un mur. Pan de son manteau, donc, petite tâche de couleur, qui dit encore ce qui était avant à ceux qui savent le voir. Mais il n'est plus là.

Que ce soit clair, je proteste.

Ecrit par Villys, a 10:31 dans la rubrique "Cercle de bonheur".
Suivre ma pensée... (suite et 0 avis (éclairés ?))
Articles suivants